Vécu : Jack Russel et John Duff au Tour de Corse Historique ;-)

Didier Buhot alias John Duff nous raconte avec humour sa participation au Tour de Corse Historique du 4 au 9 octobre 2011 avec Jack Russel, alias Jean-Jacques Compas ... à moins que ce ne soit l’inverse ! Après plusieurs participations sur différentes voitures, Jean-Jacques Compas étrennait ici une auto achetée récemment, une Ferrari 308 Groupe B Michelotto.

Où ça commence bien.... "A peine arrivée à Bastia où nous laissons voiture et remorque, nous réalisons que le départ à lieu à l’Ile rousse... Qu’importe, c’est l’occasion de faire un premier roulage avec l’auto sur les routes corse. En fait, cette auto tient plus du sanibroyeur car les suspensions avaient été réglées circuit par l’ancien propriétaire. De même que les carburateurs avec une consommation gargantuesque !"

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Où l’équipage découvre la voiture... "C’est une vrai voiture de course bien dure. Le chauffage est d’une efficacité totale... mais par 30° ça n’a pas servi à grand chose, il faisait 60° dans la voiture ! Sympa comme tout pour la cure d’amaigrissement. Le bruit du v8 ferrari est merveilleux, magnifique, par contre on ne peut pas se parler. Chanson de geste : à gauche, à droite..."

Après de sympathiques vérifications techniques et administratives qui sont l’occasion de rencontrer des amis et de refaire le monde de la course historique, c’est le début de l’épreuve.

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Où la concurrence est moins mécanique que mathématique... "1ere spéciale annulée... les gendarmes ont oubliés de venir ! Puis deuxième spéciale, notre tripmaster n’est pas très bien réglé, nous non plus... Mais en ayant revêtu les habits de lumière avec les combinaisons.. nous profitons d’un bon 60°, sauna garanti. Jack Russel, sportif de haut niveau, s’est aperçu tout de suite que c’est très difficile à conduire avec une direction de camion. Cela additionné au bruit du moteur, ambiance course garantie ! Ça tombe bien, c’est une voiture de course ! Nous ne sommes pas trop mal au classement, on ne prend pas beaucoup de points. Mais... on s’est aperçu à l’heure du déjeuner que dans une spéciale, 14 voitures étaient passées à zéro dans la spéciale ! Nous avons affaire à des informaticiens de haut niveau maintenant : double Bluenik, des petits boutons spéciaux permettant de se recaler en avant en arrière... Nous, on n’avait pas l’article : déjà que l’on se trouvait d’avant garde avec notre trip et La Solution..non non, c’est complètement désuet notre histoire !"

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Où l’équipage perd aux points... "J’ai oublié de préciser que nous étions en moyenne intermédiaire. Pour la moyenne haute, c’était non : on voulait déjà rester sur la route. Les moyennes intermédiaires étaient déjà suffisantes en oscillant autour de 66/68 kms. Une spéciale très difficile était elle à 58 kms. Mais avec des épingles sur virages en épingles, la moyenne était très difficile à réaliser. Nous avons réussi à remporter la 8ème spéciale - ex-aequo avec seulement un autre concurrent, et pas 14 comme dans la spéciale dont j’ai parlé précédemment où nous nous sommes retrouvé 34ème avec 3 points (!!!). Ce n’est rien en apparence 3 points, mais à force d’accumuler des 2 points, des 3 points de plus que les autres, on finit par doubler les points par rapport aux premiers... Et au classement final, on finit 21ème avec 170 ou 175 pts alors que le premier est aux environs de 80... ça nous coute cher."

Où le cochon s’en mêle... "Ce qui nous a couté cher également c’est la dernière journée, c’est à dire qu’à force d’embrayer comme un cochon... Jack Russel a gagné : il a casser l’embrayage le dernier jour. Donc un dernier jour très spécial : Il faut pousser pour démarrer et la voiture chauffait car on ne l’arrêtait plus."

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Où l’on joue les seconds rôles... "L’organisation de cette épreuve est en tout cas toujours aussi bien faite. Malheureusement, il n’y en a eu que pour les VHC tant lors de la remise des prix que tout au long de l’épreuve. Ce n’est pas spécifique à cette épreuve, c’est toujours le cas lors qu’il y a du VHC avec des VHRS, mais ce n’est pas une raison. Le rythme de l’épreuve est sympa même si les pauses à midi deviennent quasiment inexistantes. A noter que la dernière spéciale fut annulée pour cause d’incendie. Beaucoup de monde, très convivial. Côté voitures, après la Porscherie - il y en a tellement que c’est un vrai élevage - on commence à revoir des Ferrari en rallye : il y avait 4 Ferrari 308 dont 2 Michelotto, la groupe 4 de la famille Entremont et la 308 de Mr John of B qui participaient en VHC."

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Où l’on n’oublie pas les hommes de l’ombre... "Ne pas oublier l’assistance de Jean-Louis Préaubert qui est actuellement un des meilleurs préparateurs de Ferrari en France. Il nous a sauvé la mise 2 - 3 fois en nous changeant les bougies parce que la voiture étant tellement riche, qu’elle ratatouillait et on grillait les bougies les unes derrières les autres... La voiture était presque aussi riche que son propriétaire (rire)"

NDLR : si le pseudo de John Duff a été utilisé pour faire écho à celui de Jack Russel, il n’en demeure pas moins que le vrai John Duff a été pilote automobile dans les années 20 : à découvrir en cliquant ici

Texte : Didier Buhot - John Duff - © Photos : François Haase

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