Maroc Historique - La seconde victoire de Munster

Ce sixième rallye du Maroc Historique a livré son verdict au coeur de la ville de Tanger, au terme d’une dernière journée de compétition qui aura, jusqu’à son terme, maintenu le suspens pour les places d’honneur.

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samedi 23 mai

SECONDE VICTOIRE POUR MUNSTER

On ne va pas refaire le film, depuis l’avant- veille, avec l’avance qu’il avait su se concocter au fil des épreuves chronométrées, profitant aussi d’une hécatombe mécanique inhabituelle chez ses concurrents directs, on savait que Bernard Munster n’avait qu’à dérouler jusqu’à Tanger pour coiffer sa seconde couronne de vainqueur (la première en 2012...) dans le rallye du Maroc Historique. Il aurait fallu un coup du sort immérité pour l’en empêcher. Mais la Porsche 911 a une nouvelle fois fait étalage de sa fiabilité légendaire... En fait, c’est la constitution du podium qui n’a pas évolué depuis plusieurs jours, fait assez rare en six éditions de l’épreuve. Car derrière Munster, on retrouve Grégoire De Mevius, associé à Alain Guehennec, qui est resté toute la course en embuscade derrière Munster, sans jamais vraiment pouvoir le menacer directement à la régulière. Idem pour François Lethier et Patrick Ciocca sur leur proto Peugeot 504 V6, très heureux de leur performance et de leur position.

Non, il fallait aller au delà du podium pour prendre conscience que des positions parfois chèrement acquises, pouvaient avoir un aspect très éphémère. La veille, l’étape avait fait beaucoup de dégâts.

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Berenguer meilleur performer

Coup sur coup, disparaissaient ou étaient attardés quelques beaux animateurs du rallye : Barrile (fusée cassée), Kelders et Borne (suspensions). Ou encore Errandonéa après la rupture de l’arbre de transmission sur son Opel Manta 400. Le « Top Ten » en était chamboulé. Ainsi on voyait d’autres équipages s’immiscer dans les dix premiers : Patrick Van Heurck très régulier sur sa 911, le « pistard » Jean-Michel Martin, Jean- Pierre Mondron, en grand fidèle du Maroc Historique depuis le premier jour, André Lausberg, Pili De Lafontaine..Et il serait malhonnête de conclure ce petit bilan en taisant les performances de Paul-Emile Decamps qui a pris la pleine mesure de sa Ford RS, de Henry De Frahan dont c’était le premier Maroc, de Fred Daunat fidèle à sa Citroen SM. Notons d’ailleurs la performance d’ensemble du team Daunat Classique : quatre voitures au départ (2deux SM et deux CX), quatre à l’arrivée... La performance de Jérôme Jacquot est également à souligner. Il est loin au classement mais s’est très souvent immiscé dans les dix premiers avec son insolite Alfa Romeo GTV6. Enfin, nouveau coup de chapeau à Luisa Zumelli qui remporte une nouvelle fois la Coupe des Dames !
-> Lire la suite du communiqué final

Podium 2015 :

1 - 11 Bernard MUNSTER / Johan GITSELS PORSCHE 911
2 - 3 Grégoire DE MEVIUS / Alain GUEHENNEC NISSAN 240RS
3 - 17 François LETHIER / Patrick CIOCCA PEUGEOT 504 V6
-> Tous les classements / pdf

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1er
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2e
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3e

Hier soir, on avait prédit que le spectacle de ce vendredi concernerait le combat, entre Bérenguer et Oreille, pour décocher les honneurs de meilleurs performer. Et Jean-François Berenguer s’est tout simplement montré intraitable.

vendredi 22 mai

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Quelle journée pour Berenguer

BERENGUER : QUATRE SUR QUATRE !

Aux avant-postes, la course semble se décanter peu à peu. Enfin, ne jurons de rien mais on ne voit pas ce qui pourrait, outre un problème bien spécifique, empêcher Bernard Munster d’empocher une seconde victoire dans le Rallye du Maroc Historique après celle obtenue en 2012 sur sa 911, au terme d’une lutte sans merci avec la Ford Escort RS d’Eric Chantriaux. Sa position n’est pas pour autant confortable. On l’imagine volontiers écouter le moindre bruit suspect. Mais comme hier, sa course d’aujourd’hui n’a pas connu de véritable contestation. Si l’on fait les comptes, Grégoire De Mevius, son dauphin au classement, ne lui a repris que 19’’ au cours de la journée. C’est beaucoup trop peu pour déstabiliser Munster qui compte ce soir toujours un peu plus de quatre minutes d’avance. François Lethier, qui possède un pied sur la troisième marche du podium sur son proto Peugeot, a même augmenté son retard, le portant désormais à plus de cinq minutes. Il faudrait un sacré évènement du sort pour pimenter demain, jour de l’arrivée à Tanger, la course.

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Munster conserve la tête

Non, comme nous l’écrivions hier, le spectacle se passe loin derrière avec la lutte que évoquions hier entre Jean-François Berenguer et Alain Oreille. Nous les avions quitté avec un même total de meilleurs temps pour l’un et pour l’autre : cinq à cinq. Aujourd’hui, la situation a sensiblement évolué en faveur de Berenguer qui s’est offert, applaudissons, tous les meilleurs chronos des quatre épreuves chronométrées du jour. Le voici donc qui mène le débat avec un score de neuf à (toujours cinq). Mais ce bilan ne reflète pas la qualité de la course de ces deux pilotes flamboyants. C’est simple, ils ont oublié les autres concurrents ! Durant les deux premières épreuves du jour, les deux pilotes se sont marqués à la culotte,
Oreille lâchant quatre, puis six secondes. Et puis dans l’ES20 d’Aït Ishaq, Oreille laisse près de cinq minutes. Lors d’un passage dans un gué, de l’eau rentre dans le moteur et noie les bougies...
Les performances réalisées par nos deux compères ont quelque peu perturbé l’état d’esprit de certains autres concurrents. Bernard Munster fait sa course sage et on ne pourrait le lui reprocher. Mais par exemple, parfois l’écart s’est creusé de plus de deux secondes au kilomètre avec un garçon comme Grégoire De Mevius qui n’est pas le dernier venu. Impressionnant et on se demande ce qu’aurait pu être ce rallye si Oreille, Berenguer et Gache n’avaient connu leurs problèmes mécaniques. Mais çà, c’est la course.

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DEMAIN, CAP SUR TANGER

beaucoup de nouveautés. C’est simple, son parcours, entre Ifrane et Tanger est totalement nouveau. C’est même un autre Maroc que les concurrents vont découvrir. Après une ES22 au tracé inédit à Imouzeur, les équipages passeront par Ouezanne et une région vraiment chargée d’histoire et ayant connu de nombreuses civilisations. A proximité de Tanger, sortez les appareils photos pour apprécier, au choix, le point de vue sur l’océan Atlantique ou la Méditerranée.

-> Lire la suite du communiqué du 22 mai

Classement 22 mai :
1 : MUNSTER/GITSELS (Porsche 911) en 3h24’12’’ ;
2 : DE MEVIUS/GUEHENNEC (Nissan 240 RS) à 4’03’’ ;
3 : LETHIER/ CIOCCA (Peugeot 504) à 6’24’’4
-> Les classements

-> Liste des engagés 2015
-> Le parcours complet


Le coeur lourd, la course reprend

Le rallye du Maroc Historique et ses concurrents viennent de vivre des heures difficiles après l’accident de Sébastien Bonnisseau. Mais la passion qu’il portait pour cette épreuve nous a convaincu que le plus bel hommage à lui adresser était que la course reprenne.

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jeudi 21 mai

BERNARD MUNSTER GÈRE…

Nous ne reviendrons pas sur les évènements d’hier et sur les conditions dramatiques de cet accident. Beaucoup de choses ont été dites ou écrites, parfois maladroitement, et nous voulons dire que nous pensons très fort, à chaque minute, aux proches de Sébastien en ces heures très éprouvantes. Comme nous assurons Alain Deveza de tout notre soutien pour qu’il parvienne à se relever de ce cauchemar.
C’est donc le coeur lourd que la course a repris sa route vers Tanger, depuis Merzouga. L’étape du jour reliait Merzouga à Ifrane et ses pistes de ski. Le contraste est saisissant : le matin, on a les pieds dans le sable fin des immenses dunes sahariennes et le soir, on se retrouve au frais des sublimes forêts de cèdres peuplées de singe, à proximité d’Ifrane. La route est longue, très longue mais si magnifique…

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De Mevius à 4’23’’

Avant cette journée « blanche » d’hier, nous avions un nouveau leader, après les problèmes successifs d’Alain Oreille, de Philippe Gache et de Jeff Berenguer. Bernard Munster semblait tenir fermement les rênes de l’épreuve avec sa Porsche 911. Le pilote belge fait preuve d’une très grande régularité depuis le début du rallye, menant sa course avec intelligence, même s’il n’a remporté qu’une épreuve chronométrée jusqu’à présent. Au départ de Merzouga, il disposait d’une confortable avance sur Grégoire De Mevius : 4’25’’ ! De quoi gérer, ce qu’il fit toute la journée.
Mais dès Merzouga, la course nous réservait un de ses temps forts, comme elle sait si bien le faire. La victime ? Philippe Gache, et cette fois définitivement. Dans la première spéciale du jour, Philippe perdait le contrôle de sa Mazda qui partait dans une impressionnante série de tonneaux à grande vitesse. Ouf, aucun blessé, C’est l’essentiel mais la belle Mazda, elle, est en piteux état. Dans cette épreuve très sableuse, on note quelques belles performances comme celle de Bernard Barrile, de Christian Kelders, de Patrick Henry De Frahan, de Benat Errandonea ou encore de Jérome Jacquot avec une surprenante Alfa Romeo GTV6. Bernard Munster, lui, prudent, lâche 50’’. Dans l’épreuve suivante, il perdra plus d’une minute sur le premier, encore 30’’ dans la troisième du jour et enfin 47’’ dans la dernière. Le rallye est encore long mais Munster est de toute évidence rentrée dans une phase de gestion.

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Une étape très sableuse

LE PARCOURS INNOVE…

Pour la première fois, le Rallye du Maroc Historique propose ce vendredi une étape Ifrane- Ifrane. Une étape un peu plus courte (383 km) mais comportant quatre épreuves chronométrées dont deux totalement nouvelles. Au total c’est 70 kilomètres chronométrés qui sont au menu de la journée de vendredi. Le terrain n’aura évidemment rien à voir avec les grandes étendues que l’on vient de délaisser dans le sud. Mais il va se montrer tout aussi sélectif…

-> Lire la suite du communiqué du 21 mai

classement 21 mai
1 : MUNSTER/GITSELS (Porsche 911) en 2h33’35’’ ;
2 : DEMEVIUS/GUEHENNEC (Nissan 240 RS à 4’23’’ ;
3 : LETHIER/CIOCCA (Peugeot 504) à 4’42’’ ;
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Le Rallye du Maroc Historique endeuillé !

mercredi 20 mai -

L’organisation du Rallye du Maroc Historique a l’immense regret de vous faire part d’un accident dramatique, survenu dans la spéciale chronométrée N°10, durant lequel Sébastien BONNISSEAU, pilote de la Ford N°42 est décédé.

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Lors de l’une des quatre épreuves spéciales au programme, Sébastien Bonnisseau et son copilote Fabrice Gordon sortaient de la route, sans dommage pour l’équipage dans un premier temps.

En contrebas de la route, les deux hommes cherchaient à ramener leur Ford Escort Groupe 4 sur la piste, lorsque la Porsche d’Alain Deveza quittait, elle aussi, sa trajectoire au même endroit, fauchant mortellement Sébastien Bonnisseau sur son passage. Le rallye était immédiatement neutralisé par Yves Loubet, l’organisateur, les concurrents et toute la caravane rejoignant tristement la ville étape en convoi.

NDLR : Nos pensées à l’organisation et nos sincères condoléances à sa famille !


mardi 19 mai

LE RALLYE DU MAROC A TOUJOURS GARDÉ UNE RÉPUTATION D’ÉPREUVE TRÈS DIFFICILE POUR LES MACHINES ET LES HOMMES. SA CONFIGURATION « HISTORIQUE » L’EST TOUT AUTANT. POUR BEAUCOUP, CE MARDI DE COURSE A TOURNÉ AU CAUCHEMAR.

FINT, LE JUGE DE PAIX.

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Munster en tête

Les fins connaisseurs connaissent l’endroit et apprécie. Fint, c’est la dernière épreuve chronométrée du jour, située à une portée de main de Ouarzazate, la ville étape de ce soir. L’épreuve, tracée sur les derniers reliefs avant de redescendre vers la plaine, est réputée. Non seulement, elle est totalement dédiée au pilotage pure avec son long ruban de terre bien lisse, serpentant entre les reliefs, mais en plus, elle réserve toujours des surprises, bonnes ou mauvaises. L’an passé, on avait vu Gilles Panizzi abandonné après avoir perdu une roue. Lors d’une autre édition, Grégoire De Mevius, alors confortablement installé aux commandes de l’épreuve, pouvait maugréer contre son allumage, en panne sur la ligne de départ. Bref, pour rien au monde, nous aurions manqué le spectacle. On guette au loin un premier panache de poussière. C’est sans doute Berenguer avec son Opel. Mais c’est la Porsche de Munster qui pointe son museau. Berenguer, lui, est garé sur le bord de la piste pour de bon, hélas. Derrière Munster, ce n’est plus un trou, c’est un gouffre !

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2e De Mevius

Manquent à l’appel : Anto Wan (moteur cassé), Barrile (bras de suspension) et sa Talbot Lotus qui sortaient pourtant d’une belle performance dans la spéciale de Akka, Gache qui n’est pas sorti de cette spéciale d’akka, justement après avoir réparé sa Mazda RX7 hier soir (vapor- lock). Cela commence à faire beaucoup, vous ne trouvez pas, après seulement deux jours de compétition ?
Bref après Munster, c’est Bonisseau qui arrive avec son Escort noire. Voilà un moment que ce dernier se positionne aux très bonnes places des chronos. Puis vient De Mevius dont la Nissan a perdu du temps dans « Akka » pour un bouchon d’huile baladeur. Pas facile de voir au travers d’un pare-brise maculé d’huile... Enfin placé avec sa 911 Groupe 3. Puis c’est au tour de Borne, de Alain Oreille reparti le couteau entre les dents après ses mésaventures d’hier : depuis ce matin, il signe scratch sur scratch...
Quelques performances méritent d’être précisées. Celles d’Andrew Siddall avec sa Datsun, le retour aux affaires des Peugeot du Fyl Racing (Lethier et, Chieusse revenu en course après sa boîte cassée hier), les bons chronos de Christian Kelders et de l’argentin Perez-Companc. La petite Peugeot 205 GTi de Arnaud Maheo tient le choc avec quelques soucis hier. On applaudit aussi le retour de la VW Golf GTi de Stéphane Cornu.

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Berenguer à l’arrêt

DEMAIN, LE DÉSERT.

Si aujourd’hui, tout le monde a souffert de la chaleur, rien ne dit que demain, les choses vont s’arranger. Mercredi voit le rallye descendre plus au sud pour venir taquiner les premières grandes dunes du Sahara. Direction Merzouga avec de nouveau près de 500 km à parcourir pour 90 chronométrés. Le terrain sera très différent d’aujourd’hui avec, sur la fin de la journée, des épreuves moins sinueuses et tracées entre les grandes étendues désertiques. Les paysages vers le Dar Kaoua ne laisseront personne insensible.

-> Lire la suite du communiqué du 19 mai

Classement 19 mai
1 : MUNSTER/GITSELS(Porsche 911) en 1h49’18’’ ; (photo1)
2 : DE MEVIUS/GUEHENNEC (Nissan 240 RS) à 4’25’’ ;
3 : LETHIER/ CIOCCA (Peugeot 504) à 4’30’’ ;
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lundi 18 mai

ON SAVAIT QUE CETTE PREMIÈRE VRAIE ET PLEINE JOURNÉE DE COMPÉTITION ALLAIT ÊTRE PARTICULIÈREMENT ANIMÉE ET DISPUTÉE. MAIS À CE POINT, JAMAIS ! POUR QUELQUES UNS ET NON DES MOINDRE, CE LUNDI TOURNA AU CALVAIRE VÉRITABLE.

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Berenguer prend la tête

OREILLE JETTE L’ÉPONGE !

Plus de 522 km dans la journée, dont 80 à batailler ferme contre le chronomètre, le programme de la journée s’annonçait particulièrement sérieux ! Pour certains, c’était le début des choses sérieuses. Le rallye ne fait que commencer après tout et hier, au terme d’une première ES en guise de prologue, on avait prédit quelques bouleversements aujourd’hui, comme seuls des rallyes de longue haleine dont le Maroc reste un exemple parfait, savent le faire.
Hier soir, on avait quitté un couple Oreille bien content du petit tour qu’il venait de jouer à leurs petits camarades. Alain et Sylvie s’installaient en tête de la course, bien décidés dans les spéciales du jour, à conforter cette position. Avec une transmission un peu plus longue que les autres Opel 400, Alain restait persuadé que les choses ne ferait que s’arranger dans les longues ES du sud. Seulement voilà, dans ce genre d’affaire, c’est toujours la mécanique qui décide du programme. Et elle va jouer un sale tour à l’Opel du Team Bolla. Il fait très chaud et la première du jour (ES2), le moteur détone et le joint de culasse cède. Incroyable scénario qui plonge les « marseillais » dans le désarroi...

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Joint de culasse pour le couple Oreille

D’autant que Oreille lève le pied pour achever le chrono, au cas où un remède miracle reste possible et il termine non loin de la Mazda de Gache, impériale. Mais le remède miracle n’existe pas...Oreille stoppe son Opel et Philippe Gache poursuit sa démonstration avec un second meilleur temps (ES3) consécutif. Belle démonstration du pilote Mazda qui avoue pourtant n’avoir à aucun moment cherché à forcer le rythme. Derrière, Berenguer (Opel Manta 400), Deveza (Porsche 911), Anto Wan (Ford Escort RS) ou De Mevius (Nissan 240 RS) ne peuvent que constater les performances de la japonaise et de son pilote. Derrière le groupe de tête, ils sont nombreux à se faire remarquer par leurs performances. C’est le cas de Bernard Barrile avec sa Sunbeam Lotus, de Anto Wan avec sa Ford ou encore de Andrew Siddall avec cette originale et rare Datsun 240 Z qui, non contente de signer des temps remarquables, semblent avoir les faveurs du public. Il faut dire que le pilotage de Siddall est spectaculaire et la voiture tout autant. Frank Servais mène la délégation suisse avec sa Porsche 911 Groupe 3. Frank s’immisce pour ainsi dire à chaque chrono dans le « Top 10 ». Mais l’accessit du jour ira à Sébastien Boisseau qui avec sa Ford a signé des temps remarquables toute la journée.

LA MAZDA N’AIME PAS LA CHALEUR.

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Trops chaud pour la Mazda

Oreille éliminé de la course à la victoire (NDLR : au moment de l’écriture de cette News, les mécaniciens du Team Bolla tentaient de remettre en course l’Opel grâce à joint de culasse prêté par l’équipe Colsoul...), la course perdait un peu de son piment naturel. Mais pour certains, la route est encore longue jusqu’à Tafraout. Pour Philippe Gache notamment qui dans la dernière épreuve du jour (ES5) va voir sa course ruinée. Il fait toujours chaud et la Mazda n’a plus de ventilateur. Dans la montée d’Igmir encaissée au fond de gorges, le moteur chauffe un peu. Rien d’alarmant si n’est que cette montée en température va avoir une conséquence imprévue mais toujours très redoutée : le vapor-lock. Une première fois, le rotatif hoquette puis s’arrête. Dans l’habitacle aussi, les esprits s’échauffent. Une voiture passe, puis une autre, déjà quatre minutes d’envolées. A l’arrêt, la température sous le capot et le moteur décide de repartir. Pas bien longtemps... Nouvel arrêt sur le bord de la piste. Et une autre voiture qui passe..Au total, c’est exactement 5’19’’ que perdra le pilote de la Mazda. Mais qui a dit que le rallye était fini ?...

-> Lire la suite du communiqué du 18 mai

classement 18 mai :
1 : BERENGUER/BERENGUER (Opel Manta 400) en 55’51 ‘’22 ;
2 : MUNSTER/GITSELS (Porsche 911) à 1’18’’ ;
3 : DEVEZA/ZURRO (Porsche 911) à 1’28’’’’
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Dimanche 17 mai

SUR LES HAUTEURS DERRIÈRE PARADIS-PLAGE, LA PREMIÈRE ET COURTE ÉTAPE DE CE 6ÈME RALLYE DU MAROC A LIVRÉ UN TRÈS BEAU VERDICT ET UNE LUTTE SANS MERCI POUR LES PREMIÈRES PLACES. LUNDI LE DÉPART SERA DONNÉ DANS L’ORDRE DES PERFORMANCES EFFECTUÉES

La lutte pour le pouvoir

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Oreille en tête

A Paradis-Plage, la température est un peu retombée, pour la plus grande satisfaction des équipages qui piaffaient d’impatience à l’idée d’en découdre. Il faut dire que ces derniers jours, les thermomètres ont fixé leurs maximas à des valeurs assez irréelles : 45°, 50° avec un record à 52° à deux jours du départ.

Dès 14h00, les premières voitures passèrent sous l’arche de départ pour enfin s’élancer et attaquer, presque à froid, l’unique épreuve spéciale du jour. Une courte épreuve d’une dizaine de kilomètres à peine mais déterminante pour la suite de la course. car demain, en mettant le cap au sud, on rentre vraiment dans le vif du sujet. Et demain, justement l’ordre de départ sera identique au classement d’aujourd’hui. Quant on connait l’importance d’une « bonne place » sur la terre, on comprend mieux l’état d’esprit des têtes de série du rallye. Un seul mot d’ordre : ne rien lâcher…

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Berenguer à 2"

Et d’année en année, la liste des prétendants aux premières places s’allonge, le niveau des préparations ne cesse de s’améliorer. Comme le souligne Philippe Gache : « l’an passé, je l’ai joué petit bras avec un temps médiocre à la clé. Le lendemain fut une vraie galère, avec une position de départ pénalisante. Je n’aime pas attaquer d’emblée mais cette année, pas question de tomber dans le même piège. A l’attaque tout de suite… » Et comme les Oreille (Opel Ascona 400), Berenguer (Opel Manta 400), Deveza (Porsche 911), « Anto Wan » (Ford Escort RS, Munster (Porsche 911), et quelques autres, sont dans un état d’esprit comparable, il nous tardait d’être à la sortie de ce premier chrono.

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Gache/Riviere

En dernier vainqueur de l’épreuve, Berenguer ouvre le bal avec son Opel Manta 400 toute neuve, frappée du numéro un. Le couteau entre les dents, son temps, 15’49’’, va faire référence un moment. Philippe Gache ne fera pas mieux et laisse même 4 secondes, un rien à l’échelle du rallye. Pour le belge De Mevius, l’addition est beaucoup plus lourde : 21 seconde de perdue. « Anto Wan » fera mieux en ne lâchant que 15 secondes. Et puis arrive un certain Alain Oreille. Même vu de l’extérieur, on croirait entendre les notes de Sylvie tomber à la perfection. L’Opel vole avec sa sonorité rageuse. Verdict : 5’47’’, c’est le scratch et d’emblée, le couple Oreille marque le rallye de leur empreinte.
-> Lire la suite du communiqué du 17 mai...

CLASSEMENT PROVISOIRE

1 : OREILLE/OREILLE (Opel Ascona 400) en 5’47’’ ;
2 : BERENGUER/BERENGUER (Opel Manta 400) à 2’’ ;
3 : GACHE/ RIVIÈRE (Mazda RX7) à 6’’ ;
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Texte : JBCOM 92 /ALAIN BERNARDET
photos : Organisation
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Portfolio

 

Documents joints

 Classement général 2015 (PDF - 45.2 ko)