Les Classic Spring Roads 2014

Les Classic Spring Roads 2014 se sont terminées ce dimanche midi 30 mars. Une troisième édition qui a amplement répondu à ses promesses, pour le plus grand plaisir des participants.

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Une chose est certaine, aux yeux de la météo, les Classic Spring Roads tiennent une place à part. Après la neige inattendue l’an dernier, c’est cette fois un soleil radieux et des températures supérieures aux moyennes de saison qui marquaient l’ensemble du week-end. Willy Lux et Joseph Lambert, le binôme à la manœuvre de l’épreuve, avait annoncé une troisième édition sportive, impliquant chacun des membres de l’équipage. Ce fut le cas ! Les pilotes ont dû être adroits et les copilotes attentifs et proactifs. L’Eifel belge, le Luxembourg, et la région d’Houffalize leur ont offert un terrain de jeu idéal. Des régions peu urbanisées, des routes superbes, le tout au milieu de la nature et de ses massifs forestiers. Un parcours inédit et délicat qui a causé bien du souci aux nombreux Suisses, Néerlandais, Britanniques et Allemands, peu habitués à un réseau aussi dense et varié.

Expert :

Il ne faudra même pas attendre le départ de l’épreuve pour assister au premier fait de course. L’expérimenté Raymond Horgnies devait déclarer forfait quelques jours avant le coup d’envoi des hostilités. Le second bouleversement aura lieu dès le vendredi soir, à l’heure même du départ des premiers concurrents en catégorie Expert. « La course a très mal débuté pour nous. Après 37 centimètres, c’était l’abandon » déclarait un Yves Deflandre visiblement déçu.

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Piraux-Monard

Joseph Lambert, responsable de l’aspect sportif de l’épreuve, a frappé fort en concoctant un prologue qui n’avait rien d’un échauffement. Sous la lune de ce vendredi soir, pièges astuces et subtilités de navigation rendaient la vie difficile aux concurrents. Avantagé par sa connaissance de la région, Robert Vandevorst hissait d’emblée la Porsche 914 de son pilote, Daniel Reuter, en haut des tables. Ils devançaient Jens et Bjorn Vanoverschelde naviguant respectivement Dirk Van Rompuy et Dominique Holvoet.
Reuter et Vandevorst ne quitteront jamais le sommet du classement. « J’ai vraiment apprécié le tracé de bout en bout, et le rythme de l’épreuve, malgré un amortisseur cassé ! On sait quand on s’inscrit à un rallye tracé par un tel copilote que l’on ne sera pas déçu. Je tiens à féliciter Joseph et je me réjouis d’être au départ l’an prochain ! », concluait Reuter en fin de week-end. Son copilote renchérissait lors de la remise des prix « Nous étions ici dans ma région. Je pense pourtant que c’est l’épreuve la plus difficile à laquelle j’ai participé ! », un compliment qui compte double lorsqu’il vient de l’un des meilleurs copilotes de la discipline.

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Equipage Godfrey

Si le duo formé par Dominique Holvoet et Bjorn Vanoverschelde est bien connu, ils alignaient cette fois une monture originale : « C’est la MR2 avec laquelle j’ai participé au championnat de Belgique en circuit en 1984. Ma Celica est en restauration... Nous sommes pénalisés par son coefficient d’âge, mais pour un véhicule d’origine, elle est plutôt performante », expliquait le concessionnaire Toyota de Dendermonde. Au fur et à mesure de l’épreuve, son copilote, Bjorn, confessait quelques erreurs, mais parvenait néanmoins à prendre la main sur ses adversaires directs. Ils terminent sur la seconde marche du podium, juste devant l’autre Vanoverschelde.
Jens était associé à Dirk Van Rompuy sur une musicale MG B GT V8. Malgré leur expertise, ils tombaient également dans quelques panneaux, dont le dimanche en matinée. A quelques minutes de la remises des prix Dirk était inquiet : « Nous avons commis une erreur ce matin. C’est difficile lorsque l’on n’est pas de la région ! J’ai peur que nous ne perdions quelques places. ». C’était sans compter sur l’erreur des père et fils Paisse. Piégé dans la dernière matinée lui aussi, l’équipage de la Porsche 914 devait abandonner la dernière marche du podium à Dirk et Jens.

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Deflandre-Albert

Le top 5 est refermé par la Ford Cortina de Kurt Vanderspinnen et Anton Dupan. Réguliers, ils se maintiendront à cette position durant toute la course. Au rang des déceptions, on retiendra le résultat d’Eric Piraux et Catherine Monard. Copilote malade, difficultés dans les cartes, ennuis de phares, d’embrayage et de commande de boîte de vitesses les empêchaient de faire mieux qu’une septième position. « Joseph nous avait prévenu que le niveau Expert était vraiment très relevé. Il avait raison. C’était trop difficile pour nous. Je tire mon chapeau à nos concurrents belges qui s’en sortent sans grand mal. Néanmoins, nous avons pris beaucoup de plaisir. », déclarait Marcus Mueller, le navigateur de Ernst Juentgen, vainqueurs du Monte Carlo Historique 2008.

Classic :

Arrêté vendredi par la mécanique avant même d’avoir quitté Verviers, Yves Deflandre se voyait néanmoins autorisé par les organisateurs à prendre part à la course, dès le lendemain, en catégorie Classic. Malgré un début de course très compliqué en raison des soucis de santé rencontrés par Yannick Albert, le copilote de Deflandre, la 911 orange filait à toute allure sur la première marche du podium. « Je remercie mes camarades de jeu en Classic de nous avoir accueilli à bras ouverts, rigolait Deflandre.

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HendrickX-De Paep

La catégorie Classic était trop facile pour nous » reconnaissait-il. Deflandre et Albert ont néanmoins eu un peu de chance. En effet, Yves Noelanders, déjà brillant l’an dernier, avait pris la main en début de course. Leader autoritaire, il voyait ses efforts et la perspective d’un beau résultat s’effondrer avec le bris de l’un des arbres de roues de sa Volvo. « Dommage mais c’est la course », concluait-il.
La complicité entre le vainqueur et le second, Arnaud Vanderzypen, faisait plaisir à voir. « Mon ami Yves, qui n’avait rien à faire en Classic, m’a volé ma première place, blaguait-il. C’est génial ! Nous sommes vraiment contents de cette deuxième position. Nous ne roulons que deux ou trois fois par an mais nous aimons les épreuves exigeantes. Et là nous avons dû vraiment nous concentrer, sur le parcours plus que sur la régularité d’ailleurs… »
A la troisième position, on y retrouvait Chavan. Cette légende de l’automobile annonce à tout va que 2014 sera son tour d’honneur, sa dernière année d’activité en tant que pilote.

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Juentgen-Mueller

A Verviers et au bord des routes de l’Eifel, personne n’y croyait vraiment. Lâché par son copilote pour raisons personnelles peu avant le départ, il trouvait en la personne d’Alexandre Peeters un suppléant de choix. Le jeune journaliste souriait : « Si on m’avait dit il y a trois jours que je roulerais avec Chavan, je n’y aurais pas cru. Alors, une troisième position… J’ai malgré tout commis une petite erreur qui nous a coûté de précieux points. On aurait donc pu être mieux classés encore… »
Une fois de plus l’équipage Guilmain-Guilmain faisait montre de sa régularité en fin de course se hissant en quatrième position. Mention spéciale également pour l’équipage britannique composé par Mark et Susan Godfrey. Au volant de leur jolie Ford Escort Mk1, ils déjouaient les pièges des routes belges pour rejoindre Verviers à la cinquième position.

Découverte :

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Reiter-Schobbens

Le sympathique plateau Découverte était composé de cinq voitures dont quatre ont finalement rejoint l’arrivée. Le hasard fait parfois étrangement les choses. L’équipage portant le numéro 1 a rejoint l’Hôtel Verviers dimanche midi à la première position. Christiane Schobbens, copilote de Marc Reiter sur une superbe Volvo PV544S, souriait : « Tout s’est très bien passé. Nous avons passé un week-end très agréable. L’organisation a été parfaite de bout en bout et l’épreuve était très bien conçue. On reviendra, sans faute ! »
Sur la deuxième marche du podium, la Ford Escort numéro 2, celle du jeune équipage composé par Paul Van Damme et Quentin Cornet : « C’était notre premier rallye. Nous avons donc commis beaucoup d’erreurs de débutant. En tous les cas, nous nous sommes vraiment bien amusés »

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Equipage Van Eyll

La troisième position revient à la BMW 2002 Turbo de Philippe Maréchal et Philippe Hagger.
Nous laisserons le mot de la fin à l’un des copilotes les plus expérimentés de l’épreuve, le bien connu Christian Delferier : « Ce rallye est l’un des plus beaux de Belgique, sinon le plus beau. Le parcours est incroyable et les conditions climatiques ont rendu les choses un peu plus faciles que l’an dernier. Les organisateurs ont trouvé une recette qu’ils doivent absolument conserver pour l’an prochain ! »

Nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous l’an prochain. Pour toute demande n’hésitez pas à prendre contact avec nous.

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Texte : Julien Libioul
photos : organisation et Jean-Marc Pitz
photo1 : Reuter - Vandevorst

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