La 22e Nuit provençale - Souvenir Claude Bonanséa


Changement de décor, le Samedi 7 Mars, pour cette 22° édition de la Nuit Provençale. C’est la charmante petite ville de La Bouilladisse, en pays Aubagnais, qui accueillait, sous un soleil déjà printanier, les vérifications techniques et administratives de cette manifestation atypique, devenue une véritable classique régionale.

Tout le mérite en revient à André Jullien, le maire de La Bouilladisse, et à Laurent Chauvin, un Bouilladissien habitué des concentrations organisées par Phocéa Productions, et membre du Conseil Municipal, qui a su être particulièrement convaincant.

Dès 14 heures, le parking du Boulodrome était investi par les 47 voitures historiques engagées, dont 42 avaient plus de 30 ans d’âge, et 5 avaient plus de 25 ans. 3 forfaits étaient à déplorer.
Une foule à la fois bon-enfant, passionnée et curieuse évoluait autour de ce patrimoine automobile, posant des questions aux pilotes et prenant de très nombreuses photos, multipliant les selfies...

Vers 16h30, tous les participants se retrouvaient dans la salle des fêtes de la Mairie, pour assister au traditionnel briefing d’avant le départ, durant lequel Michel Vignal, le président de Phocéa Productions, et André Jullien, le maire La Bouilladisse, incitaient à une grande prudence et à un strict respect du code de la route.


Après une minute de silence observée à la mémoire de Claude Bonanséa, décédé l’été dernier, et qui avait participé, au volant de son CD Panhard à 19 des 21 éditions précédentes de la Nuit Provençale qui porte désormais son nom, le parcours était dévoilé. Il avait pu rester secret jusque là, malgré quelques "indiscrétions" aussi ludiques que fortuites sur les réseaux sociaux.
Après une solide collation offerte par la Municipalité, et préparée par Gilles (Lou Mas de Rhodes), le départ de la première étape pouvait être donné du car-podium du Conseil Général des Bouches-du-Rhône.

Une première étape longue de 183 kilomètres, qui passait par les routes mythiques des rallies Pétrole-Provence, de la sainte-Baume, de Plan-de-Cuques, de la Bauxite Varoise et du rallye du var.
Des noms célèbres qui résonnent comme autant de souvenirs aux oreilles des "aficionados" du sport automobile régional : le Pigeonnier, le Petit Galibier, Notre Dame d’Orgnon, les Glacières, Rocbaron, Notre dame des Anges, le Vallon des Vaudrèches, le col de Fourche, la Garde-Freinet, pour finir dans l’enceinte du Circuit du Luc, où un copieux et succulent repas (sans alcool), était servi par Sébastien et son épouse, dans la grande salle du restaurant Le Jeanseb.


Cette première étape était fatale à la Ford Fiesta de Philippe Barto (cardan), à l’Opel Corsa GSI de Philippe Botella (distribution) et à la BMW 320i de Jean-Jacques Buonomo (sortie de route). La R5 de José-Luis Trabuco pouvait repartir, dépannée par Jean-Michel Carmagnole, le co-pilote d’un soir de Frédéric Reitz.
Quant au gag du week-end, il est à mettre au compte d’un concurrent que je ne nommerai pas, qui après avoir fait une erreur de lecture du road-book, roulait pendant plusieurs dizaines de kilomètres sur une piste DFCI, avant de tomber en panne. Il faudra plus de 3 heures à l’équipe d’assistance pour le retrouver (merci le GPS) au milieu de la forêt des Maures. Le plus pathétique étant que cette personne, à l’égo surdimensionné, jugea inutile de remercier ses sauveteurs, se contentant de râler parce que l’heure du repas était passée...

Après la tarte aux pommes-glace à la vanille et les cafés, les moteurs vrombissaient à nouveau sous le merveilleux ciel étoilé du Var, et le départ de la seconde étape, longue de 146 kilomètres, pouvait être donné.

Retour vers Notre Dame des Anges par Gonfaron, puis Rocbaron dans le bon sens et en entier, Signes, Grand-Caunet, le col de l’Ange, et enfin, comme point d’orgue à cette magnifique balade, l’incontournable Sainte-Baume, avant de rejoindre La Bouilladisse par la route des Boyers.

Les rescapés se retrouvaient dans la salle des fêtes de la mairie, où cafés et viennoiseries étaient avalés au milieu de mille anecdotes plus ou moins exagérées.
La traditionnelle tombola était ensuite tirée, et de nombreux lots étaient distribués, dons du Team Go-On, dépositaire des produits Chrono Plus, par le Conseil Général des Bouches du Rhône, ainsi qu’un engagement gratuit pour la 23° Nuit Provençale, et un abonnement offert par Rétro Course.

Puis, petit à petit, la salle se vidait, chacun retournant chez soi après avoir chaleureusement remercié les bénévoles sans qui rien ne serait possible, et se donnant rendez-vous sur les prochaines manifestations orchestrées par Phocéa Productions -> le calendrier 2015

Texte et Photos : Alain Amalberti
Organisation : Phocéa Production

-> Revivre les éditions précédentes

 

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