Eifel Rallye Festival 2014 : fantastique !

Cette année, Newsclassicracing a fait le déplacement à l’Eifel Rallye Festival et le moins que l’on puisse dire est que nous n’avons pas été déçu. Cet évènement est l’occasion de voir évoluer les voitures marquantes du rallye sur une période allant de 1950 à 1987 avec la possibilité de dépasser ces années s’il s’agit de Groupe A ex-usine ou WRC.

L’intérêt se trouve dans les conditions d’éligibilité. En effet, il faut que ce soit des voitures de rallyes originales ou répliques construites avant 1987 réparties en 5 catégories :

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  • Original : voiture de rallye d’attrait historique originale
  • Slo1 : voiture identique à l’originale
  • Slo2 : voiture légèrement différente de l’originale
  • Slo3 : voiture avec de nombreuses différences par rapport à l’originale
  • National : voiture de rallye d’attrait historique issue d’un championnat national

Voilà qui a le mérite d’être très clair quant à l’origine des voitures. Cela permet également d’éviter de voir des voitures à la livrée improbable.

Côté pilotes, nous ne sommes pas en reste ! Outre le parrain de l’épreuve, le grand Walter Rohrl, on retrouve d’anciens champions comme Stig Blomqvist, Yves Loubet, Harald Demuth, Harri Toivonen, Philippe Gache... Et même si certains ont fait faux bond - Andruet, Waldegaard, Duez - ne boudons pas notre plaisir et admirons ces autos que l’on ne voit pas si souvent comme les Lancia 037, Ford RS200, Fiat 131 Abarth et autres Métro 6R4. Walter Rohrl ayant couru sur de nombreuses voitures de marques différentes et ce rallye étant un peu le sien, on ne compte plus les versions originales ou évocations de ses anciennes montures.

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Walter Rohrl

Parmi les voitures originales, on retiendra l’Audi Quattro A2 ex-Blomqvist (Suède 1984) pilotée par ... lui-même, la Lancia 037 ex Biasion (Monte-Carlo 84) aux mains d’Yves Loubet, la VW 1303 de Warmbold (Rallye de l’ile d’Elbe 1973), la Metro 6R4 de Harri Toivonen (1000 Lacs 1986) aux mains du même pilote, la Mazda RX7 ex-Warmbold pilotée par Philippe Gache, ... la liste est longue !

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Déjà comme ça, cela parait alléchant, mais les organisateurs ont réussis à faire d’une démonstration un évènement incontournable. Comment ? Tout d’abord en ayant une organisation irréprochable. Tous les acteurs - Pilotes, assistances, spectateurs, presse - sont reçus très aimablement et accompagnés dans leur venue de manière optimum. Comme sur d’autres épreuves, le parcours n’est pas communiqué avant. Cela permet certes de vendre des programmes, mais celui-ci sert en quelque sorte de roadbook pour les spectateurs. En effet, chaque spéciale y est détaillée avec les points spectacles mis en évidence et surtout, comment s’y rendre ! Et ceci en allemand, anglais et français. A chaque point spectacle se trouve un parking aménagé suffisamment dimensionné pour accueillir tout le monde et nous parlons là de 40 000 spectateurs sur 2 jours ! Résultat, les déplacements se font d’une manière fluide, sans aucun ralentissement, à l’aller comme au retour. Sur place, les zones spectateurs sont clairement délimitées ce qui fait que les choses se déroulent le plus tranquillement du monde. Bravo !

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Après un shakedown un peu humide le jeudi après-midi, les vérifications administratives se sont déroulées sous le soleil le vendredi matin dans le centre ville de Daun, l’occasion d’admirer les 160 voitures présentes. Puis, on démarre très fort avec une Super Spéciale terre avec au programme un jump et un passage de gué. Ambiance garantie, d’autant que les voitures font plusieurs passages - ce sera le cas dans plusieurs autres spéciales - ce qui garantit un spectacle maximum sans temps mort. Et ce ne sont pas les orages qui décourageront les nombreux spectateurs qui resteront jusqu’à la dernière voiture, la petite Mini du Français Christophe Faivre-Pierret qui, emporté par son enthousiasme, y laissera son pot d’échappement et fera un passage supplémentaire.

Comme il n’y a pas de chrono, chacun y va comme il veut et beaucoup assurent le spectacle en "soudant" et en provoquant de généreuses dérives. Pour avoir entendu de jeunes spectateurs français et belges, ils sont repartis de là heureux en se disant que l’historique était décidément bien plus spectaculaire que les rallyes modernes où les voitures sont de véritables karting collés à la route.

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Vendredi en début de soirée, une deuxième spéciale était au programme avec des passages dans des villages où la foule était considérable sous une météo redevenue clémente. Samedi, grosse journée avec 3 spéciales à parcourir 2 fois. Le soleil était de la partie, les spectateurs au rendez-vous et les pilotes ont encore offert un spectacle haut en couleur. Clap de fin à partir de 16h ce qui permet finalement à chacun de rentrer tranquillement en fin de journée ou de trainer encore dans le parc d’assistance à revoir une dernière fois les voitures.

Si l’endurance a Le Mans Classic, la Formule 1 le GP de Monaco Historique, on peut dire que le rallye a l’Eifel Rallye Festival ! Alors si l’été prochain, le coeur vous en dit, n’hésitez pas, foncez voir évoluer les plus mythiques voitures de rallye.

Texte : Newsclassicracing - © Photos : Photoclassicracing.com

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